Annapurna 100 en quelques mots

Photo du site Annapurna 100
Photo venant du site Annapurna 100

DEPART

Samedi 27 octobre 2018 à 3 heures du matin.

ITINERAIRE

Genève –> Zürich –> New Dehli (Inde) –> Katmandu (Népal) –> Pokkora(Népal) –> Dhampus (Annapurna-Népal)

PROFIL

Photo du site Annapurna 100
Figure venant du site Annapurna 100

 

  • 106 kilomètres non-stop avec 6’500 mètres de dénivellation positive.
  • Altitude moyenne: 3’500 mètres.
  • Sentiers de montagne dans les chaînes himalayennes.

Annapurna 100
Photo venant du site Annapurna 100

CONCURRENTS

Une cinquantaine de concurrents de 20 nationalités différentes. William sera le seul à représenter la Suisse.

DEFIS

  • La nuit (30% de la course)
  • L’altitude
  • La nourriture

OBJECTIF

Courir les 106 kilomètres en dessous de 20 heures.

 

Suivez William sur les réseaux sociaux afin d’avoir accès à des photos en direct de l’expérience au Népal: Facebook  Instagram

 


 

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Le marathon de la Jungfrau au fil des ans

Bonjour à tous,

Tout d’abord je tiens à vous remercier du soutien via les réseaux sociaux et le blog. William et moi-même sommes très touchés. N’oubliez pas de jeter un coup d’oeil à la nouvelle page Instagram, afin de voir de nouvelles photos plusieurs fois par semaine et de suivre les entraînements de William. Je vous laisse cliquez ici. N’hésitez pas non plus à suivre la page!

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William se prépare en ce moment pour sa 9ème participation au marathon de la Jungfrau. En effet, ce marathon de montagne, est un favori de William en ce qui concerne l’entraînement. Ici, le marathon de la Jungfrau sert d’entraînement avant les 106 kilomètres dans les chaînes himalayennes au mois d’octobre 2018!

Je vous invite à voir quelques photos des précédentes éditions du marathon de la Jungfrau:

2011:

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2015:

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2016:

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2017:

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Et le prochain se déroule dans moins de deux semaines!

 

 

– Mélissa, attachée de presse.

Marathon de Zermatt (07.07.2018) L’exemple à ne pas suivre

Après avoir couru le marathon de Zermatt pour la 8ème fois et dans des conditions inédites, William relate son expérience et les leçons tirées de celle-ci:

Je prends la plume électronique pour d’abord vous remercier de votre intérêt via les réseaux sociaux de la grande aventure « opération marathons planétaires ».

Le marathon alpin de Zermatt que je viens de terminer pour la 8ème fois a été très particulier pour moi cette année. En effet, j’ai couru les 42kilomètres avec une angine. Angine signifie des voies respiratoires obstruées et enflammées !

Le doute

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Arrivé à Zermatt le vendredi, soit un jour avant le départ de la course, je ne suis pas très optimiste sur ma participation. De toute façon, je vais attendre le samedi matin pour prendre une décision tout en espérant que la nuit ne sera pas trop perturbée.

Le départ

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Il est 5 heures du matin ce samedi 7 juillet. Le ciel est bleu ce qui présage un temps chaud qui n’est par un avantage lorsque l’on est malade. La nuit a été plutôt calme et reposante. Il me reste que quelques heures avant le départ pour une course qui va durer entre 5h30 et 6h30. Malgré cette sacrée toux, je me sens pas trop mal. Ma décision tombe durant le petit déjeuner : je vais aller sur la ligne de départ.

Me voilà à quelques minutes du départ de ces 42 kilomètres (il est 08h30). Pour les connaisseurs de la région, nous partons de St Niklaus (1118 m), vers le 21ème kilomètre nous traversons le magnifique village de Zermatt (1’616 m) pour attaquer ensuite la montée en direction du Riffelberg à 2’585 m.

Je suis incapable de savoir comment va réagir mon corps. C’est la première fois en 40 ans que je suis malade avant une course ! Je décide donc de courir à un rythme que je connais bien : celui d’un 100 kilomètres c’est-à-dire entre 7 et 8 km/h. Mon objectif est de ne pas entamer les réserves trop vite.

Le déroulement

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Au semi-marathon , je suis comme une cocotte minute ! J’ai la gorge en feu et dois m’asperger d’eau à chaque ravitaillement mais je tiens. Les grandes difficultés du dénivelé entre le 22ème et le 30 ème kilomètre sont avalées sans problème mis à part mon rythme bien trop lent pour un marathon.

Il est 14 heures, le soleil tape sur un corps qui court depuis plus de 5 heures. La respiration est toujours aussi difficile et la soif ne me lâche plus. Je suis tel un pompier n’arrivant pas à éteindre un feu. Heureusement, l’organisation de ce marathon est exemplaire. J’ai de l’eau pratiquement à chaque 4 kilomètres !

Il ne me reste plus que quelques kilomètres mais avec une inclinaison frôlant les 20 %. Je tiens le coup et je ne faiblis pas à ma grande stupeur. Vers 15 heures, je passe la ligne d’arrivée pour la 8ème fois !

Le dénouement

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Je suis conscient que le risque était trop grand. Prendre le départ d’une course aussi éprouvante que le marathon de Zermatt sans être en bonne santé est une bêtise qui peut coûter très cher : soit pendant la course ou soit même après.

C’est seulement grâce à l’expérience acquise au fil de toutes ces années, que j’ai pu contrôler mes efforts tout au long du parcours et éviter la défaillance.

Le prochain rendez-vous est fixé au 8 septembre 2018 avec le marathon de la Jungfrau qui est également le dernier test avant la grande aventure dans l’Himalaya programmée pour le 27 octobre 2018 (106 kilomètres avec 6’500 mètres de dénivellation).

A bientôt et reste à votre écoute,

William

 

 

2000px-Instagram_logo_2016.svg Suivez le nouvel Instagram de William pour avoir accès à de nombreuses photos et vidéos en cliquant ici.

email-logoVoici également le nouvel email pour contacter William ou si vous avez une demande/question par rapport au site internet: operationmarathonsplanetaires@outlook.com

 

 

Interview Marathon de Milan 08.04.18

Marathon de Milan - 2018
A l’arrivée

Hier, William a couru le marathon de Milan. Malgré une douleur dans le dos et une chaleur inattendue après de nombreux jours de pluie, William a bien terminé cette course. Ci-dessous une rapide interview avec William.

Pourquoi choisir le marathon de Milan alors que deux importants marathons internationaux , Paris et Rome, se faisaient à la même date?

Tu as raison les marathons de Rome et Paris sont deux marathons très connus que j’ai déjà couru donc j’ai préféré découvrir un nouvel itinéraire.

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William au 39ème kilomètre en plein ravitaillement

En parlant de tes marathons courus, d’après tes statistiques, tu as couru plus de 90 marathons, cela ne t’ennuie pas de courir ce même type de courses ?

Il est évident que je préfère soit courir des marathons de montagne tel que celui de Zermatt ou celui de la Jungfrau que des marathons de villes, qui sont maintenant de toute façon trop rapides pour moi.

Le marathon de Milan est en fait un marathon d’entraînement en préparation des 100 kilomètres que tu vas courir en octobre 2018 dans l’Himalaya. Es-tu heureux de ta course ?

Après ces 10 derniers jours fort chaotiques par le fait du réveil d’une vieille blessure –hernie discale – mais très bien traitée par les médecins, je n’étais pas très sûr que mon dos allait soutenir l’effort sur 42 kilomètres. J’ai baissé le rythme vers le 32ème afin de ne pas crisper les muscles du dos. Cette tactique a payé et mon dos, fidèle compagnon de route, m’a soutenu jusqu’à l’arrivée,

Quelles sont tes prochaines courses ?

Je vais courir les 20 kilomètres de Lausanne le 29 avril. J’adore le parcours. Et ensuite je vais attaquer les marathons de montagne en juillet celui de Zermatt et en septembre celui de la Jungfrau.

-Mélissa

Présentation au GCSP du 13 février 2018

Hier, devant une cinquantaine de personnes, William a donné une présentation au Centre de Politique de Sécurité à Genève (GCSP) sur son expérience du marathon dans le désert d’Atacama .

William a expliqué le déroulement de la course ainsi que la description du paysage à couper le souffle dans le désert d’Atacama, au Chili.
Si vous désirez lire l’article dédié à son expérience sur le blog, cliquez ici

Durant sa présentation, William a souligné la force du mental, le décrivant comme la clef du succès. «  Le mental, c’est un muscle, ça s’entraine. Dans la vie privée comme dans la vie professionnelle, la clé c’est l’objectif. » dit-il. Il a également parlé de son objectif de rentrer dans le Grand Slam Club (objectif atteint).

« Le cerveau est la tour de contrôle. Le corps, c’est l’instrument. La clé, c’est le mental Les trois doivent travailler ensemble». Voici une phrase bien connue de William pour expliquer comment réussir à terminer ces longues courses dans des conditions difficiles

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William durant la présentation au GCSP

Il mentionna également la solidarité entre les participants lors de ces épreuves; « La performance n’est pas liée à une personne mais à un travail d’équipe. Ce n’est pas l’individu seul. Sans mon équipe, je ne suis rien. ».

Enfin, il termina cette présentation au GCSP en dévoilant son prochain défi;
les 100km d’Annapurna dans les chaînes himalayennes en octobre 2018.
Un article dévoilant ces courses de 2018 peut être lu sur le blog ici

Cette présentation avait pour but de montrer que le travail, la volonté et la discipline peuvent vous aider à surmonter n’importe quel défi (sportif, dans ce cas). Il souligne également les expériences humaines lors de tels challenges et ajoute une citation Joshua J. Marine :
« les défis rendent la vie intéressante, les surmonter lui donnent un sens. » !

– Mélissa

Source: GCSP

Grand Slam REUSSI! 

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Comme vous le savez, si vous suivez William sur Facebook, le marathon dans le désert d’Atacama s’est déroulé hier. Cette course était la dernière afin de pouvoir entrer dans le club (très restreint!) des coureurs qui ont couru au minimum un marathon sur le sept continents ainsi que le pôle Nord.
Le but étant le Grand Slam, William a préféré ne pas prendre de risques sur un terrain qui s’est avéré être très difficile (le sable, les cailloux etc.) ainsi qu’un dénivelé typique des marathons de montagne.
William a surtout souffert de l’altitude. En effet le départ du marathon était à 4500m! Il a terminé comme il le désirait mais avec de grandes difficultés. Notons d’ailleurs que William était le doyen de cette course (63 ans).
Je vous tiendrai au courant du classement officiel (William devrait se trouver au milieu du peloton) et il répondra à quelques unes de mes questions concernant la course afin d’avoir plus de détails. Cet article sera probablement posté entre ce weekend et la semaine prochaine. Si vous avez une question en particulier n’hésitez pas à envoyer un message sur Facebook ou directement ici.
Merci encore de votre soutien!
Mélissa
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Interview avant marathon Atacama

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Bonjour William!

A quelques jours de ton départ, j’ai quelques questions à te poser sur ta prochaine course dans le désert d’Atacama, un marathon (42km) qui aura lieu le 16 novembre 2017 :

Peux – tu me décrire les grandes phases de ta préparation en vue de ce marathon ?

L’entraînement a commencé en janvier avec trois marathons de préparation. En mars, le marathon sur le lac gelé de Baïkal en Sibérie, en juillet le marathon de Zermatt et en septembre le marathon de la Jungfrau.

Quels ont été les défis à surmonter durant ta préparation pour le marathon désertique le plus haut du monde?

Il s’agit pendant pratiquement 11 mois de se préparer pour être prêt physiquement et mentalement le 16 novembre, le jour de la course, Il ne s’agit pas d’être prêt avant ni après cette date. C’est en fait un doux dosage de l’intensité de l’entraînement qui s’acquiert avec l’expérience.

Quelles sont les différences entre un marathon de ville, comme celui de New York qui se déroule aujourd’hui et le marathon d’Atacama ?

Il y a de grandes différences. Tour d’abord, le climat désertique et l’altitude (4’500 mètres) rendent plus difficile pour l’organisme les 42 km à parcourir. Puis, le terrain formé de terre, de cailloux et de sable exige des changements de rythme fréquents.

Enfin, la solitude du coureur (20 coureurs au départ) qui contraste avec le million de spectateurs à New York et les 50’000 coureurs !

Est-ce la première fois que tu cours en Amérique du sud?

Cela sera la première fois pour moi de courir un marathon en Amérique du Sud mais j’ai déjà couru un semi-marathon à Punta Arena, (sud du Chili) l’année passée.

Quel est ton objectif pour ce marathon d’Atacama ?

Le principal objectif est de terminer la course car cela me permettra d’intégrer le Club du Grand Slam qui est composé actuellement d’une centaine de coureurs ayant couru au minimum un marathon sur les 7 continents + le Pôle Nord.

 

 

– Mélissa, attachée de presse.

 

Marathon désertique le plus haut du monde : Marathon d’Atacama (Chili)

Le 16 novembre 2017 a lieu le marathon désertique le plus haut du monde dans le désert d’Atacama au Chili. Comme vous le savez déjà, William participe à cette course et s’entraîne en vue de ce nouveau défi.

Ce marathon désertique débutera à une altitude de 4’475 mètres près du Tropique du Capricorne et à côté du Volcan Lascar dans le désert d’Atacama au Chili. La majorité de la course se déroulera au-dessus de 4’000 mètres d’altitude. La température se situe aux alentours de 30 degrés Celsius.

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Le désert d’Atacama est un plateau en Amérique du Sud long de 1000 kilomètres situé sur la côte chilienne du pacifique. Ce désert est composé de lacs salés, de sable et de volcans.

Le désert d’Atacama est connu comme la zone la plus sèche du monde et certains aspects de son terrain peuvent être comparés à la planète Mars.

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Mélissa, attachée de presse.

Assemblée générale de l’association LFT, Berne + Posez vos questions!

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Mercredi 15 février, William a donné une conférence concernant ses expériences des Poles (marathon Pôle Nord 2014 et 100km Pôle Sud 2016).Devant une cinquantaine d’officiers, il a notamment souligné l’importance du mental durant les courses d’endurance.

 

Nous sommes en ce moment en pleine préparation de questions pour William concernant le marathon sur la lac gelé en Sibérie qui a lieu le 7 mars 2017. Pour la première fois nous vous proposons d’également envoyer vos questions. Elles seront ajoutées à « l’interview » et peut-être utilisées par les sponsors.

N’hésitez pas à laisser un commentaire avec votre question ci-dessous ou d’envoyer un e-mail à cette adresse: melissagargiullo@hotmail.com. Vous avez jusqu’au jeudi 23 février 2017. Un grand merci pour votre soutien!

-Mélissa, attachée de presse

Marathon de Melbourne 2016: La dure réalité!

De retour en Suisse, William a écrit un texte concernant le marathon de Melbourne. Il raconte en détails son expérience et ses émotions par rapport à ce marathon qui a eu lieu dimanche passé. Merci de l’avoir soutenu sur les réseaux sociaux et nous espérons que cet article vous plaira. Les photos et l’article en anglais arriveront demain. 

-Melissa, attachée de presse

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Il est 5 heures du matin ce dimanche 16 octobre 2016, je suis dans ma chambre d’hôtel à Melbourne et ne me sens pas bien du tout. Des sons de tambours résonnent dans ma tête Je dois me rendre à l’évidence : j’ai dû sûrement manger quelque chose qui ne m’a pas convenu. Je me fais une tasse de café et grignote avec grande peine une Questbar (barre protéinée).

Il fait encore nuit. J’entends le bruit du vent siffler à travers les fenêtres. Dans 3 heures le marathon sera parti. Il n’y a pas d’autre solution que de me préparer à tenir ces 42 kilomètres et 195 mètres. L’objectif de ma venue en Australie est d’inscrire ce marathon à mon Grand Slam !

A 6 heures, je quitte l’hôtel pour rejoindre la ligne de départ. Toujours ce sacré mal de tête, signe d’un disfonctionnement d’une partie de mon corps. Je décide de terminer coûte que coûte cette épreuve. Je n’ai pas parcouru en avion 20’000 kilomètres pour abandonner !

Avec ces 6’000 coureurs, le départ du Marathon de Melbourne (le plus grand d’Australie) est donné à 7 heures précise. Je décide de courir derrière trois meneurs d’allure australiens. C’est une tactique de course qui me plaît. D’une part parce qu’ils me motivent et d’autre part parce qu’ils me protégent du vent.

Nous passons allégrement la distance du semi-marathon en dessous de 2 heures. Je suis étonné que je tiens l’allure malgré le fait que les ravitaillements officiels sont composés pratiquement que d’eau. L’eau est un vieil ennemi de mon estomac qui la rejette dans l’effort.

Le vent est de plus en plus violent. Nous atteignons le 23ème kilomètre. Tout à coup, mon corps m’alarme de la détection d’une ou plusieurs anomalies. Immédiatement, le cerveau, ma tour de contrôle, analyse et juge la situation. Le résultat de cette appréciation est sans appel : je dois ralentir le rythme et laisser le corps récupérer un peu de l’effort fourni. Je dois laisser filer les meneurs d’allure….au revoir les copains.

Deux kilomètres plus tard je n’ai plus d’énergie malgré l’apport de deux sachets de PowerGel (substance énergétique) que j’avais précieusement mis dans ma poche. Je bois de l’eau à un ravitaillement et la réaction est immédiate. L’estomac se noue et rejette le liquide sur la route à plusieurs reprises. Je connais ce « concept » par expérience. Je reste calme malgré ces alarmes de plus en plus fortes à destination de mon cerveau. Mon allure ralentit et je commence à me faire dépasser par d’autres coureurs. Je ne peux pas réagir !

Au passage du 30ème kilomètre, je mets en place une « liaison » permanente entre mon corps et mon esprit qui est, pour moi, une composante des facultés mentales. Je veux terminer coûte que coûte ces 42 kilomètres ! Je n’ai plus de réserve… Je ne souffre pas mais je m’épuise peu à peu.

Je ne veux plus regarder ma montre. Ce n’est pas l’essentiel. Une alarme se déclenche à nouveau. Mon cerveau l’interprète comme le «  chant du cygne » et me propose de terminer en douceur. Je décide d’alterner la course et la marche rapide. Que suis – je devenu ? Moi qui me vante de dompter les grandes distances !

Je passe le 38ème kilomètre sans gloire. L’épuisement commence à m’envahir totalement ; seul cette admirable relation corps – esprit me donne confiance. Je vais y arriver. Mon corps fatigué accepte les ordres : avance et tais- toi ! J’essaie de suivre un concurrent qui me paraît à ma portée. Cela n’est pas possible. J’ai l’impression que mes jambes sont des poteaux. Je ne peux plus plier les genoux. Une raideur sournoise a pris possession de cette partie de mon corps. Je continue à avancer tout de même.

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Passage devant « Finders Street Station, Melbourne » 38ème kilomètre

Enfin, j’entends les commentateurs installés près de la ligne d’arrivée. Il me reste deux kilomètres. A ce moment, je me souviens de Gabriela (“Gaby”) Andersen – Schiess. Ayant manqué son dernier ravitaillement du marathon olympique de Los Angeles en 1984, elle termina cette épreuve grâce à sa volonté mais dans un état physique indescriptible, complètement déshydratée, titubante sur la piste du stade.

Sous quelques applaudissements, j’entre dans le stade mythique de 100’000 places le « Melbourne Cricket Ground ». En principe, ce genre d’endroit me fait frissonner mais pas aujourd’hui ! Je me concentre… je dois encore faire un tour de stade. Tous les voyants sont au rouge. Rien ne fonctionne excepté cette liaison si précieuse entre mon corps et mon esprit.

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Melbourne Cricket Ground (MCG) il reste 300 mètres avant l’arrivée

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Melbourne Cricket Ground : il reste 100 mètres avant l’arrivée.

La ligne d’arrivée franchie, je me laisse entrainer vers un poste de samaritains. On me propose de récupérer, je n’ai pas besoin de perfusion. Couché sur un brancard, je remercie intérieurement mon équipe : le corps si fatigué mais toujours prêt à se battre, mon esprit si tenace et enfin mon cerveau si utile à la réflexion..