Interview de William (31 Janvier 2016)

William vient de rentrer en Suisse et a eu la gentillesse de répondre à quelques unes de mes questions. J’espère que cet interview exclusif vous plaira et restez connecté sur Facebook et le site pour des nouveaux articles qui seront en ligne tout bientôt!

IMG_1635

(Photo: Quelques minutes avant les 100km)

1) Comment te sens-tu après ces 100km? Comment se passe ta phase de « récupération »?

Plutôt bien. Pas de courbatures ce qui est normal car nous avons couru sur de la neige glacée et non sur du bitume (référence les 100 km de Bienne en Suisse). Je vais malgré tout contrôler médicalement les hanches notamment afin de m’assurer qu’il n’y pas d’usure anormale. En ce qui concerne la phase de récupération, elle va durer environ deux mois et ensuite j’aurai trois mois pour préparer le marathon de Zermatt qui aura lieu au début de juillet 2016.

2) Concernant la course, quel moment était le plus dur mentalement? Et physiquement?

Pour dire la vérité au niveau mental, je n’ai eu aucun problème. Je m’étais bien préparé. Physiquement, les derniers 15 kilomètres ont été difficiles car mes jambes refusaient de courir et j’ai dû à plusieurs reprises entreprendre des portions du parcours par une marche rapide d’environ 6 km/h.
3) A quoi as-tu pensé lorsque tu as réalisé que tu étais deuxième? Comment as-tu géré la suite de la course à partir du moment où tu as dépassé deux des trois premiers?

Immédiatement j’ai pensé que je ne devais pas laisser passer cette opportunité de terminer sur le podium. J’ai pensé à la course sur la Muraille de Chine durant laquelle j’étais aussi pointé en 2ème position après 3 jours de course avant de me tromper de chemin et de terminer en 5ème position. Dès le 20ème kilomètre, j’ai été très bien informé de l’avance que j’avais sur le 2ème américain (David) ce qui m’a permis de doser mon effort durant toute la course et surtout d’être à l’écoute de mon corps et de prendre les bonnes décisions en cas de problème. Je dois avouer que durant les 10 derniers kilomètres, j’étais angoissé à la pensée que David revienne sur moi.
4) Aurais-tu voulu faire quelque chose autrement au niveau de ta préparation?

NON. Vraiment je suis très fier du concept que j’ai élaboré pour ma préparation qu’elle soit physique ou mentale.

5) Que tires-tu d’une expérience comme celle que tu as vécu? C’est-à-dire celle de courir 100km au Pôle Sud?

Pour moi cela a été fabuleux d’avoir pu courir sur les deux pôles ! L’enseignement principal que je tire de cette course des 100km les plus froids du monde dans l’Antarctique peut être résumé par le titre d’un film : EXPERIENCE NEVER GETS OLD ( l’expérience ne vieillit jamais). Personne attendait qu’un coureur de 61 ans puisse se hisser sur le podium…. Je n’étais même pas un outsider !

6) Vas-tu garder contact avec les autres coureurs?

Oui avec certains et sûrement avec Griff (1er du classement) avec qui j’ai eu des longues conversations. Il m’a impressionné par sa disponibilité, sa bonne humeur et sa modestie malgré le fait qu’il est l’un des rares coureurs d’avoir terminé la course à pied la plus dure du monde dans la Vallée de la mort (Californie) avec ses 217km à courir non-stop à plus de 40 degrés.

7) Quelle est ta prochaine course planifiée?

Comme je l’ai dis auparavant ; cela sera le Marathon de Zermatt au début de juillet et ensuite celui de la Jungfrau en Septembre. Ce sont deux marathons de montagne dans un décor splendide mais avec une dénivellation de 2’000 mètres.

8) Et pour finir… Un petit mot pour tous tes supporters (nombreux sur les réseaux sociaux d’ailleurs!) ?

Il n’y a pas de mot pour remercier ma famille, les partenaires, les supporters et mon attachée de presse ! Vous m’avez été d’un précieux appui moral et mental. Un chaleureux merci de m’avoir témoigné votre confiance.

 

IMG_1639

(Photo : Engin des neiges)

IMG_1631

(Photo: Logement de William)

IMG_1625

(Photo: Arrivée au Pôle Sud)

Attachée de presse: Mélissa Gargiullo

22 Janvier 2016

12654611_1067647023277952_5055913586119970754_n[1].jpg

 

A peine retourné de sa course des 100 km du Pôle Sud et en phase de récupération à Punta Arenas, William a couru les 15 derniers kilomètres du World Marathon Challenge* en qualité de lièvre** pour un marathonien de Singapour, Phing Ong. William a couru 115 km en deux jours!

*World Marathon Challenge:  Le World Marathon Challenge représente 7 marathons prenant place sur 7 continents en 7 jours. 

**Lièvre: le lièvre est un coureur expérimente qui aide un autre coureur pour une durée déterminée à atteindre son objectif de temps de course.

 

-Mélissa Gargiullo, attachée de presse.

Premières impressions de William (après la course)

IMG_20160120_162833

 

Bonjour à tous!

Tout d’abord mes remerciements à tous pour m’avoir suivi et encouragé durant ces derniers jours. Vous avez été un soutien inestimable.
Bien sûr ma famille a été, elle aussi un précieux appui. Je ne trouve pas les mots corrects pour les remercier. Je ne peux pas passer sous silence la confiance qu’a témoigné les partenaires principaux sans eux le projet aurait été difficile a réaliser. Un grand merci.

Le départ de la course des 100km a été donné à 10 heures du matin le 21 janvier. Le temps était splendide avec une température de -10 degrés. Le sol gelé et recouvert de neige a permis de constater que mes chaussures étaient parfaitement adaptées au terrain. Dès le départ 3 coureurs se sont détachés du peloton (2 Américains et 1 Equatorien).
‎Grâce a mon humble expérience, je savais qu’au moins 2 des 3 coureurs n’allaient pas soutenir le train du futur vainqueur (un coureur qui avait participé et terminé la fameuse course de plus de 200 km dans la Vallée de la mort, Badwater aux USA). Après 10 km j’étais en quatrième position. Mes prévisions se sont avérées parfaitement justes! Entre le 10 ème et le 20 ème kilomètre j’avalais le 2 ème Américain d’abord et l’Equatorien ensuite. Les pauvres! Ils avaient dépassés la ligne  » rouge ». Une grosse faute tactique! Dès le 20 ème kilomètre, je n’ai plus quitté la seconde place avec une allure moyenne de 7,5km/heure. Le grand défi pour moi a été de gérer la course du 20 ème km au 100 ème sachant que derrière moi des offensives fusaient pour revenir sur moi. Malgré des difficultés à tenir le rythme lors des derniers 15 km j’ai pu conserver cette deuxième place a la surprise générale!

-William Gargiullo

Note de l’attachée de presse: Il nous faut pas oublier que William est le premier Suisse à avoir participé aux 100 km du Pôle Sud.