Objectif: les pôles

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Ce mardi 18 juillet 2017, William a présenté à quelques stagiaires du GCSP (Centre de politique de sécurité à Genève) comment arriver à ses objectifs en soulignant son expérience sportive au pôle Sud et au pôle Nord.

En effet, comme vous le savez certainement, William a couru le marathon du pôle Nord en 2014 ainsi que les 100km les plus froids du monde, au pôle Sud en 2016. Afin de participer à ces courses dans les meilleures conditions, William a dû, non seulement s’entraîner mentalement et physiquement, mais aussi se fixer des objectifs. L’idée de se fixer un ou plusieurs objectifs et de ne jamais baisser les bras malgré les échecs, les doutes ou encore les peurs est primordiale. C’est pour cela que William a présenté aux stagiaires du GCSP son expérience à ce sujet.

Cette conférence fut un succès et la séance de questions/réponses en fin de présentation fut également très riche. Les trois principaux éléments cités par William sont vitaux: avoir un objectif, une bonne préparation et confiance en soi.  

 

-Mélissa, attachée de presse.

 

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Marathon de Zermatt 2017

William a couru le samedi 1er juillet 2017 le marathon de Zermatt pour la 7ème fois. Il a battu son record en terminant 14ème dans sa catégorie en 5 heures et 44 minutes. De très bons résultats pour un marathon de préparation pour le marathon au Chili, dans le désert d’Atacama, qui aura lieu le 16 novembre 2017.

Le prochain marathon de William sera celui de la Jungfrau en septembre 2017, un marathon de montagne, afin de parfaire sa condition physique et régler les derniers détails.

Voici quelques photos du marathon:

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William a passé le 30ème kilomètre et se trouve dans une portion délicate du marathon
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Arrivée de William après 42 km d’effort.

– Mélissa, attachée de presse.

Interview de William (Sibérie 2017)

William a accepté de répondre à quelques questions concernant le marathon sur le lac Baïkal en Sibérie, Russie. Après cet interview vous trouverez quelques images afin de montrer l’équipement nécessaire pour courir ce marathon.

1) Le 4 mars c’est le départ pour la course, combien d’heures d’avion vas-tu faire?

Je pars de Genève en avion jusqu’à Frankfurt. Puis, de Frankfurt à Moscou le vol dure environ trois heures. Enfin, de Moscou à Irkoutsk le vol dure 6 heures.

2) Quelles sont les points communs entre le marathon du Pôle Nord, les 100km du Pôle Sud et le marathon du Lac Baïkal?

Tout d’abord, le climat est similaires. Il fait entre -15 et -20 degrés en Sibérie. Au Pôle Nord la température est de -31 et au Pôle Sud, elle est de – 10.
Puis, le terrain sera glacé tout comme au Pôle Nord.
Enfin, l’équipement sera le même qu’au Pôle Nord et Pôle Sud.

3) Et quelles sont les différences?

La grande différence est le vent. Effectivement, le vent peut occasionner des congères.

4)A quel point est-ce que le lac est solide?

Il y a deux jours en arrière j’ai eu des informations concernant cela. L’épaisseur est de 1 mètre donc suffisant pour que les hovercrafts (envoyés pour une question de logistique) puissent circuler sur le lac.

5) Le marathon consiste en plusieurs tours du lac?

Non, l’itinéraire est unique. Nous partons du point A pour arriver au point Z.

6) Quelle est la longueur du lac?

Le lac fait en longueur 600 km et en largeur entre 25 et 70 km.

7) Quels sont tes objectifs?

Il faut noter que ce marathon en Sibérie n’apporte rien à l’objectif de faire partie du club du Grand Slam. En effet, j’ai déjà couru 2 fois en Asie (Muraille de Chine et Mont Everest).
Je n’ai jamais couru sur un lac gelé donc cela sera très intéressant au point du vue du type de terrain.
Au niveau de la performance sportive je n’ai pas d’objectif de performance. Finir au milieu du peloton serait fort agréable et une belle réussite.

8) Est-ce une course avec ravitaillements ou en autosuffisance ?

Il y a un ravitaillement chaque 10 km. Néanmoins je prendrai des gels énergétiques avec moi.

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  • Mélissa, attachée de presse.

Michael Wardian and the World Marathon Challenge + End of English on Site

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Before underlining the wonderful performance by Michael Wardian, we inform you that the website will not be updated in english anymore. In fact, as you can see on the sidebar (on the right) you are now able to translate the articles (« sélectionner une langue » in french) as well as the website page in any language you want. It is from Google translate so some terms might be wrong but don’t hesitate to ask for some clarification in case it is hard to understand.
Thank you for your support and we hope you understand our decision.

-Mélissa, editor.

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Michael Wardian (a great guy from the US I ran the North Pole Marathon with in 2014) just won the World Marathon Challenge. The goal is to run seven marathons in seven days and on seven continents (which means 295,365 kilometers).

He ran all seven marathons in less than three hours (approx. 2h45min).

Congratulations Michael and see you soon I hope!

William

 

Saison 2016 terminée

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Bonjour à tous,

William a fini l’année 2016 avec le marathon de Melbourne, terminé dans la douleur. Après quelques semaines de « semi-repos », il se préparera dès le mois de décembre pour le marathon du lac gelé Baikal en Sibérie (Russie). Ce marathon aura lieu, nous le rappelons, en mars 2017.  Après suivra le marathon de Zermatt en juillet et le marathon de la Jungfrau en septembre. Le Chili (plus précisément le désert d’Atacama) attendra William, qui tentera de courir le marathon désertique le plus haut du monde, en novembre 2017.

William pourrait devenir le 2ème Suisse a intégré le club restreint des coureurs ayant couru un marathon ou plus sur les 7 continents ainsi que sur le Pôle Nord.

Nous profitons, William et moi-même, de vous remercier pour votre soutien sur le site internet ainsi que sur le Facebook.

Nous nous réjouissons de l’année 2017, qui s’annonce bien passionnante!

Mélissa, attachée de presse.

Interview pour The Italian Eye Magazine

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William a récemment été interviewé pour le magazine italien online « The Italian Eye Magazine » par l’étudiante en mode à la prestigieuse école « Istituto Marangoni » à Milan ; Kseniia Miasnikova.

Cet interview souligne notamment les nombreuses courses que William a courues ainsi que les endroits les plus fabuleux que William a pu voir. De la Muraille de Chine au Pôle Nord, William , comme vous le savez déjà, a presque tout vu.

L’interview présente également le challenge lorsque l’on désire courir de longues distances ainsi que le pouvoir qu’à William de motiver d’autres coureurs à relever ces challenges.

Encore un grand merci à Mademoiselle Miasnikova.

 

Melissa, attachée de presse.

Interview for The Italian Eye Magazine

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William has recently been interviewed for the online Italian magazine « The Italian Eye Magazine » by co-editor Kseniia Miasnikova, a student at the famous fashion school « Istituto Marangoni » in Milan, Italy.

William’s interview underlines the various races he had the opportunity to run as well as the most beautiful areas of the world he experienced. From the Great Wall of China to the North Pole, William, as you may already know, has nearly seen it all.

The interview also gives a glimpse into the challenge of running long distances and how William is able to influence and inspire numerous runners.

Thank you again to Miss Miasnikova for this wonderful interview.

Hope everyone enjoys.

 

Melissa, Editor.

Marathon de Melbourne 2016: La dure réalité!

De retour en Suisse, William a écrit un texte concernant le marathon de Melbourne. Il raconte en détails son expérience et ses émotions par rapport à ce marathon qui a eu lieu dimanche passé. Merci de l’avoir soutenu sur les réseaux sociaux et nous espérons que cet article vous plaira. Les photos et l’article en anglais arriveront demain. 

-Melissa, attachée de presse

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Il est 5 heures du matin ce dimanche 16 octobre 2016, je suis dans ma chambre d’hôtel à Melbourne et ne me sens pas bien du tout. Des sons de tambours résonnent dans ma tête Je dois me rendre à l’évidence : j’ai dû sûrement manger quelque chose qui ne m’a pas convenu. Je me fais une tasse de café et grignote avec grande peine une Questbar (barre protéinée).

Il fait encore nuit. J’entends le bruit du vent siffler à travers les fenêtres. Dans 3 heures le marathon sera parti. Il n’y a pas d’autre solution que de me préparer à tenir ces 42 kilomètres et 195 mètres. L’objectif de ma venue en Australie est d’inscrire ce marathon à mon Grand Slam !

A 6 heures, je quitte l’hôtel pour rejoindre la ligne de départ. Toujours ce sacré mal de tête, signe d’un disfonctionnement d’une partie de mon corps. Je décide de terminer coûte que coûte cette épreuve. Je n’ai pas parcouru en avion 20’000 kilomètres pour abandonner !

Avec ces 6’000 coureurs, le départ du Marathon de Melbourne (le plus grand d’Australie) est donné à 7 heures précise. Je décide de courir derrière trois meneurs d’allure australiens. C’est une tactique de course qui me plaît. D’une part parce qu’ils me motivent et d’autre part parce qu’ils me protégent du vent.

Nous passons allégrement la distance du semi-marathon en dessous de 2 heures. Je suis étonné que je tiens l’allure malgré le fait que les ravitaillements officiels sont composés pratiquement que d’eau. L’eau est un vieil ennemi de mon estomac qui la rejette dans l’effort.

Le vent est de plus en plus violent. Nous atteignons le 23ème kilomètre. Tout à coup, mon corps m’alarme de la détection d’une ou plusieurs anomalies. Immédiatement, le cerveau, ma tour de contrôle, analyse et juge la situation. Le résultat de cette appréciation est sans appel : je dois ralentir le rythme et laisser le corps récupérer un peu de l’effort fourni. Je dois laisser filer les meneurs d’allure….au revoir les copains.

Deux kilomètres plus tard je n’ai plus d’énergie malgré l’apport de deux sachets de PowerGel (substance énergétique) que j’avais précieusement mis dans ma poche. Je bois de l’eau à un ravitaillement et la réaction est immédiate. L’estomac se noue et rejette le liquide sur la route à plusieurs reprises. Je connais ce « concept » par expérience. Je reste calme malgré ces alarmes de plus en plus fortes à destination de mon cerveau. Mon allure ralentit et je commence à me faire dépasser par d’autres coureurs. Je ne peux pas réagir !

Au passage du 30ème kilomètre, je mets en place une « liaison » permanente entre mon corps et mon esprit qui est, pour moi, une composante des facultés mentales. Je veux terminer coûte que coûte ces 42 kilomètres ! Je n’ai plus de réserve… Je ne souffre pas mais je m’épuise peu à peu.

Je ne veux plus regarder ma montre. Ce n’est pas l’essentiel. Une alarme se déclenche à nouveau. Mon cerveau l’interprète comme le «  chant du cygne » et me propose de terminer en douceur. Je décide d’alterner la course et la marche rapide. Que suis – je devenu ? Moi qui me vante de dompter les grandes distances !

Je passe le 38ème kilomètre sans gloire. L’épuisement commence à m’envahir totalement ; seul cette admirable relation corps – esprit me donne confiance. Je vais y arriver. Mon corps fatigué accepte les ordres : avance et tais- toi ! J’essaie de suivre un concurrent qui me paraît à ma portée. Cela n’est pas possible. J’ai l’impression que mes jambes sont des poteaux. Je ne peux plus plier les genoux. Une raideur sournoise a pris possession de cette partie de mon corps. Je continue à avancer tout de même.

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Passage devant « Finders Street Station, Melbourne » 38ème kilomètre

Enfin, j’entends les commentateurs installés près de la ligne d’arrivée. Il me reste deux kilomètres. A ce moment, je me souviens de Gabriela (“Gaby”) Andersen – Schiess. Ayant manqué son dernier ravitaillement du marathon olympique de Los Angeles en 1984, elle termina cette épreuve grâce à sa volonté mais dans un état physique indescriptible, complètement déshydratée, titubante sur la piste du stade.

Sous quelques applaudissements, j’entre dans le stade mythique de 100’000 places le « Melbourne Cricket Ground ». En principe, ce genre d’endroit me fait frissonner mais pas aujourd’hui ! Je me concentre… je dois encore faire un tour de stade. Tous les voyants sont au rouge. Rien ne fonctionne excepté cette liaison si précieuse entre mon corps et mon esprit.

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Melbourne Cricket Ground (MCG) il reste 300 mètres avant l’arrivée

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Melbourne Cricket Ground : il reste 100 mètres avant l’arrivée.

La ligne d’arrivée franchie, je me laisse entrainer vers un poste de samaritains. On me propose de récupérer, je n’ai pas besoin de perfusion. Couché sur un brancard, je remercie intérieurement mon équipe : le corps si fatigué mais toujours prêt à se battre, mon esprit si tenace et enfin mon cerveau si utile à la réflexion..

Marchethon 2016 (Octobre)

Comme presque chaque année, William participe au Marchethon à Lausanne. Cet évènement propose 3 courses différentes: un 2 km, 5km et 10km. Les fonds récoltés pour cette course sont versés à la Fondation de la Mucoviscidose. La Mucoviscidose est une maladie héréditaire du métabolisme des glandes productrices de mucus. (MarCHethon.ch)

Cette année, William a couru les 5 km avec son fils et sa fille. Tout s’est bien déroulé et maintenant il ne reste plus que deux semaines avant le marathon de Melbourne en Australie.

Interview: Marathon de la Jungfrau 2016

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Le marathon de la Jungfrau, auquel William participe presque chaque année s’est déroulé hier. William a répondu à quelques unes de mes questions pour vous faire part de son ressenti sur ce marathon de montagne.

1. Bonjour William! Merci de prendre le temps de répondre à quelques questions pour operationmarathonsplanetaires.wordpress.com . Tout d’abord, est-ce que le temps (météo) était tel que tu t’y attendais?
Tout à fait ! Nous sommes dans une période de chaleur en Suisse et je savais qu’il allait faire chaud durant ce marathon. J’étais conscient dès les premiers kilomètres qu’ il fallait boire et surtout s’asperger d’eau pour éviter que le corps surchauffe. Pour les marathons de montagne mieux vaut la chaleur avec un terrain sec que la pluie qui, elle, rend certains endroits du tracé dangereux car glissants.
2. As-tu eu un moment difficile durant la course? Pourquoi?
Comme prévu ce marathon était plutôt un test qu’une réelle compétition pour moi. Après 26 kilomètres, j’avais 3 minutes d’avance sur l’année passée. Mais dès que la première grande difficulté (une pente de plus de 20%) est apparue, j’ai eu un grand passage à vide. Plus rien ne fonctionnait et j’ai dû m’arrêter trois fois entre le 27ème kilomètre et le 32ème kilomètre. Même si chaque arrêt était bref, pas plus de 2-3 minutes, c’est dans cette partie de la course que j’ai perdu le plus de temps. Par enchantement ou peut être après avoir bu du Coca Cola, j’ai pu reprendre mon rythme et terminer dans de bonnes conditions. A la question Pourquoi cette baisse de régime, je n’en ai aucune idée !

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3. Quel est le moment que tu préfères durant ce marathon de la Jungfrau que tu fais presque chaque année?
C’est ma 7ème édition et à chaque fois je suis émerveillé de voir ces montagnes nous observer. Il est évident que pour moi les 4 derniers kilomètres très pentus et rocailleux sont à chaque fois un moment inoubliable mariant l’émotion et la souffrance.
4. Est-ce que beaucoup de monde était présent pour encourager les coureurs?
Enormément de monde. Non seulement dans les villages que nous traversions mais aussi sur le parcours. De nombreux drapeaux suisses qui s’agitaient bien sûr mais également des cors des Alpes qui raisonnaient à tout vent. Il y avait même à deux kilomètres de l’arrivée un joueur de cornemuse !
5. Es-tu satisfait de ta préparation pour ce marathon?
Oui aucune erreur dans cette préparation à mon niveau.
6. Comment vas-tu désormais récupérer jusqu’à ton prochain marathon (Melbourne, Australie au mois d’Octobre)?
Excellente question ! Comme chacun le sait une récupération après un marathon est d’environ trois mois. Dans mon cas vu que je n’ai pas couru la Marathon de la Jungfrau à 100% de mes capacités donc n’ai pas puisé trop d’énergie, j’espère pouvoir être au top dans un mois. Je vais rester un peu tranquille la semaine prochaine avec quelques séances de vélo d’intérieur et ensuite deux semaines d’entraînement intensifs sur des parcours plats sans oublier des séances sur tapis roulant. La dernière semaine ne comprendra aucun entraînement afin d’accumuler de l’énergie. Il faudra prendre en compte également le trajet jusqu’à Melbourne et le décalage horaire.

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Merci à William pour ces réponses et merci à vous tous pour le soutien!

-Mélissa, attachée de presse.