22 décembre 2017

Vendredi 22 décembre 2017, William a présenté ses expériences sur les pôles devant 160 aspirants à l’Académie de police de Savatan (deux écoles d’aspirants réunies) . La préparation mentale et physique a fait l’objet de nombreuses questions.

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Interview avant marathon Atacama

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Bonjour William!

A quelques jours de ton départ, j’ai quelques questions à te poser sur ta prochaine course dans le désert d’Atacama, un marathon (42km) qui aura lieu le 16 novembre 2017 :

Peux – tu me décrire les grandes phases de ta préparation en vue de ce marathon ?

L’entraînement a commencé en janvier avec trois marathons de préparation. En mars, le marathon sur le lac gelé de Baïkal en Sibérie, en juillet le marathon de Zermatt et en septembre le marathon de la Jungfrau.

Quels ont été les défis à surmonter durant ta préparation pour le marathon désertique le plus haut du monde?

Il s’agit pendant pratiquement 11 mois de se préparer pour être prêt physiquement et mentalement le 16 novembre, le jour de la course, Il ne s’agit pas d’être prêt avant ni après cette date. C’est en fait un doux dosage de l’intensité de l’entraînement qui s’acquiert avec l’expérience.

Quelles sont les différences entre un marathon de ville, comme celui de New York qui se déroule aujourd’hui et le marathon d’Atacama ?

Il y a de grandes différences. Tour d’abord, le climat désertique et l’altitude (4’500 mètres) rendent plus difficile pour l’organisme les 42 km à parcourir. Puis, le terrain formé de terre, de cailloux et de sable exige des changements de rythme fréquents.

Enfin, la solitude du coureur (20 coureurs au départ) qui contraste avec le million de spectateurs à New York et les 50’000 coureurs !

Est-ce la première fois que tu cours en Amérique du sud?

Cela sera la première fois pour moi de courir un marathon en Amérique du Sud mais j’ai déjà couru un semi-marathon à Punta Arena, (sud du Chili) l’année passée.

Quel est ton objectif pour ce marathon d’Atacama ?

Le principal objectif est de terminer la course car cela me permettra d’intégrer le Club du Grand Slam qui est composé actuellement d’une centaine de coureurs ayant couru au minimum un marathon sur les 7 continents + le Pôle Nord.

 

 

– Mélissa, attachée de presse.

 

Marathon désertique le plus haut du monde : Marathon d’Atacama (Chili)

Le 16 novembre 2017 a lieu le marathon désertique le plus haut du monde dans le désert d’Atacama au Chili. Comme vous le savez déjà, William participe à cette course et s’entraîne en vue de ce nouveau défi.

Ce marathon désertique débutera à une altitude de 4’475 mètres près du Tropique du Capricorne et à côté du Volcan Lascar dans le désert d’Atacama au Chili. La majorité de la course se déroulera au-dessus de 4’000 mètres d’altitude. La température se situe aux alentours de 30 degrés Celsius.

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Le désert d’Atacama est un plateau en Amérique du Sud long de 1000 kilomètres situé sur la côte chilienne du pacifique. Ce désert est composé de lacs salés, de sable et de volcans.

Le désert d’Atacama est connu comme la zone la plus sèche du monde et certains aspects de son terrain peuvent être comparés à la planète Mars.

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Mélissa, attachée de presse.

Marathon de la Jungfrau 2017 (8ème participation)

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Samedi 9 septembre 2017, le départ du Marathon de la Jungfrau ( un parcours de 42 km pour 1’900 mètre dénivellation tracé entre Interlaken et la petite Scheidegg ) a eu lieu sous la pluie et le froid. Un climat qui ne m’a pas perturbé tout au contraire. L’objectif de ce marathon était de peaufiner les derniers détails avant la grande aventure du désert d’Atacama en novembre. J’ai en particulier tester les nouvelles chaussures à profil (Salomon – Speedcross 4) qui ont remarquablement croché dans la boue. Ce qui est de bonne augure pour le sable du désert. Egalement le ravitaillement prévu a été optimal ( Chaque 10 km un PowerGel et du Coca Cola). Le résultat de ce marathon de préparation avec une place au milieu du peloton et considérant que je n’ai pas couru au-delà de 80 % de mes capacités a été très concluant.
Ceci dit, il y a encore deux mois de préparation. Ces deux mois seront principalement dédiés à des entraînements de longue durée ( 2h30 – 3h ) tout en respectant les paliers de récupération car comme je le dis  » il faut écouter son corps  » et ce n’est pas le moment de se blesser.
Je souhaiterais pour terminer ce petit compte rendu remercier toutes les personnes qui me suivent sur les réseaux sociaux et j’espère que nous aurons de grandes émotions à partager lors du plus haut marathon désertique du monde dans le désert d’Atacama le 16 novembre 2017.
A bientôt,
William

Tristar Switzerland Rorschach 2017

Rapport annuel des Ecoles de circulation et transport 47, Drognens/Romont

Ce vendredi 8 septembre 2017, William a présenté devant environ 100 personnes ses experiences des pôles à la caserne de Drognens. De nombreuses questions ont suivi sa conference ce qui permet d’affirmer le succès de cet évènement.

 

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  • Mélissa

Marathon Jungfrau 2017

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Le samedi 9 septembre 2017, je vais courir pour la 8ème fois le Marathon international de la Jungfrau.

Ce marathon a comme décor trois montagnes prestigieuses : l’Eiger, le Mönch et la Jungfrau. Sur les 42.195 kilomètres du parcours, il faudra grimper 1’823 mètres de dénivellation ! Le trajet de cette course a été proclamé comme un des plus beau du monde. Le Marathon de la Jungfrau est le dernier test avant mon départ en novembre pour le Chili (Marathon désertique le plus haut du monde dans le désert d’Atacama).

  • William

 

Deux conférences pour William

Les conférences de William sont toujours autant appréciées. La semaine dernière William en a données deux. La première était à Pully, le 24 avril 2017, au profit des Amis d’Ouchy. Il y avait environ une trentaine de personnes et William a notamment parlé de son expérience des Pôles.

Le deuxième évènement était dans le somptueux décor du Lausanne Palace, le 28 avril 2017. 70 personnes du Rotary Club Lausanne y étaient. William a durant cette conférence transmis sa passion pour la course à pied et les longues distances. Il a dévoilé ses projets pour la 2ème partie de l’année 2017, notamment la participation au marathon désertique le plus haut du monde dans le désert d‘Atacama au Chili.

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PHOTO: Le Président du Rotary Club Lausanne, M. Fabien LOI ZEDDA et William

-Mélissa, attachée de presse. 

Marathon de Melbourne 2016: La dure réalité!

De retour en Suisse, William a écrit un texte concernant le marathon de Melbourne. Il raconte en détails son expérience et ses émotions par rapport à ce marathon qui a eu lieu dimanche passé. Merci de l’avoir soutenu sur les réseaux sociaux et nous espérons que cet article vous plaira. Les photos et l’article en anglais arriveront demain. 

-Melissa, attachée de presse

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Il est 5 heures du matin ce dimanche 16 octobre 2016, je suis dans ma chambre d’hôtel à Melbourne et ne me sens pas bien du tout. Des sons de tambours résonnent dans ma tête Je dois me rendre à l’évidence : j’ai dû sûrement manger quelque chose qui ne m’a pas convenu. Je me fais une tasse de café et grignote avec grande peine une Questbar (barre protéinée).

Il fait encore nuit. J’entends le bruit du vent siffler à travers les fenêtres. Dans 3 heures le marathon sera parti. Il n’y a pas d’autre solution que de me préparer à tenir ces 42 kilomètres et 195 mètres. L’objectif de ma venue en Australie est d’inscrire ce marathon à mon Grand Slam !

A 6 heures, je quitte l’hôtel pour rejoindre la ligne de départ. Toujours ce sacré mal de tête, signe d’un disfonctionnement d’une partie de mon corps. Je décide de terminer coûte que coûte cette épreuve. Je n’ai pas parcouru en avion 20’000 kilomètres pour abandonner !

Avec ces 6’000 coureurs, le départ du Marathon de Melbourne (le plus grand d’Australie) est donné à 7 heures précise. Je décide de courir derrière trois meneurs d’allure australiens. C’est une tactique de course qui me plaît. D’une part parce qu’ils me motivent et d’autre part parce qu’ils me protégent du vent.

Nous passons allégrement la distance du semi-marathon en dessous de 2 heures. Je suis étonné que je tiens l’allure malgré le fait que les ravitaillements officiels sont composés pratiquement que d’eau. L’eau est un vieil ennemi de mon estomac qui la rejette dans l’effort.

Le vent est de plus en plus violent. Nous atteignons le 23ème kilomètre. Tout à coup, mon corps m’alarme de la détection d’une ou plusieurs anomalies. Immédiatement, le cerveau, ma tour de contrôle, analyse et juge la situation. Le résultat de cette appréciation est sans appel : je dois ralentir le rythme et laisser le corps récupérer un peu de l’effort fourni. Je dois laisser filer les meneurs d’allure….au revoir les copains.

Deux kilomètres plus tard je n’ai plus d’énergie malgré l’apport de deux sachets de PowerGel (substance énergétique) que j’avais précieusement mis dans ma poche. Je bois de l’eau à un ravitaillement et la réaction est immédiate. L’estomac se noue et rejette le liquide sur la route à plusieurs reprises. Je connais ce « concept » par expérience. Je reste calme malgré ces alarmes de plus en plus fortes à destination de mon cerveau. Mon allure ralentit et je commence à me faire dépasser par d’autres coureurs. Je ne peux pas réagir !

Au passage du 30ème kilomètre, je mets en place une « liaison » permanente entre mon corps et mon esprit qui est, pour moi, une composante des facultés mentales. Je veux terminer coûte que coûte ces 42 kilomètres ! Je n’ai plus de réserve… Je ne souffre pas mais je m’épuise peu à peu.

Je ne veux plus regarder ma montre. Ce n’est pas l’essentiel. Une alarme se déclenche à nouveau. Mon cerveau l’interprète comme le «  chant du cygne » et me propose de terminer en douceur. Je décide d’alterner la course et la marche rapide. Que suis – je devenu ? Moi qui me vante de dompter les grandes distances !

Je passe le 38ème kilomètre sans gloire. L’épuisement commence à m’envahir totalement ; seul cette admirable relation corps – esprit me donne confiance. Je vais y arriver. Mon corps fatigué accepte les ordres : avance et tais- toi ! J’essaie de suivre un concurrent qui me paraît à ma portée. Cela n’est pas possible. J’ai l’impression que mes jambes sont des poteaux. Je ne peux plus plier les genoux. Une raideur sournoise a pris possession de cette partie de mon corps. Je continue à avancer tout de même.

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Passage devant « Finders Street Station, Melbourne » 38ème kilomètre

Enfin, j’entends les commentateurs installés près de la ligne d’arrivée. Il me reste deux kilomètres. A ce moment, je me souviens de Gabriela (“Gaby”) Andersen – Schiess. Ayant manqué son dernier ravitaillement du marathon olympique de Los Angeles en 1984, elle termina cette épreuve grâce à sa volonté mais dans un état physique indescriptible, complètement déshydratée, titubante sur la piste du stade.

Sous quelques applaudissements, j’entre dans le stade mythique de 100’000 places le « Melbourne Cricket Ground ». En principe, ce genre d’endroit me fait frissonner mais pas aujourd’hui ! Je me concentre… je dois encore faire un tour de stade. Tous les voyants sont au rouge. Rien ne fonctionne excepté cette liaison si précieuse entre mon corps et mon esprit.

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Melbourne Cricket Ground (MCG) il reste 300 mètres avant l’arrivée

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Melbourne Cricket Ground : il reste 100 mètres avant l’arrivée.

La ligne d’arrivée franchie, je me laisse entrainer vers un poste de samaritains. On me propose de récupérer, je n’ai pas besoin de perfusion. Couché sur un brancard, je remercie intérieurement mon équipe : le corps si fatigué mais toujours prêt à se battre, mon esprit si tenace et enfin mon cerveau si utile à la réflexion..

Marathon de Melbourne terminé

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Le Grand Slam n’est plus très loin pour William qui vient de terminer le Marathon de Melbourne en Australie. Ce marathon compte pour l’Océanie comme continent. Actuellement, William a couru un marathon (ou plus) sur 6 continents + le Pôle Nord. Il lui reste donc à courir en Amérique du Sud (prévu en 2017 dans le désert d’Atacama, Chili) pour ainsi intégrer la famille du Grand Slam.

Dès son retour en Suisse (Mardi, 18 Octobre) William postera un article sur son expérience du Marathon de Melbourne. Je peux déjà vous préciser que le marathon ne s’est pas déroulé exactement comme prévu.

Merci pour le soutien et de nous suivre sur Facebook.

-Mélissa , attachée de presse.

Interview: Marathon de la Jungfrau 2016

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Le marathon de la Jungfrau, auquel William participe presque chaque année s’est déroulé hier. William a répondu à quelques unes de mes questions pour vous faire part de son ressenti sur ce marathon de montagne.

1. Bonjour William! Merci de prendre le temps de répondre à quelques questions pour operationmarathonsplanetaires.wordpress.com . Tout d’abord, est-ce que le temps (météo) était tel que tu t’y attendais?
Tout à fait ! Nous sommes dans une période de chaleur en Suisse et je savais qu’il allait faire chaud durant ce marathon. J’étais conscient dès les premiers kilomètres qu’ il fallait boire et surtout s’asperger d’eau pour éviter que le corps surchauffe. Pour les marathons de montagne mieux vaut la chaleur avec un terrain sec que la pluie qui, elle, rend certains endroits du tracé dangereux car glissants.
2. As-tu eu un moment difficile durant la course? Pourquoi?
Comme prévu ce marathon était plutôt un test qu’une réelle compétition pour moi. Après 26 kilomètres, j’avais 3 minutes d’avance sur l’année passée. Mais dès que la première grande difficulté (une pente de plus de 20%) est apparue, j’ai eu un grand passage à vide. Plus rien ne fonctionnait et j’ai dû m’arrêter trois fois entre le 27ème kilomètre et le 32ème kilomètre. Même si chaque arrêt était bref, pas plus de 2-3 minutes, c’est dans cette partie de la course que j’ai perdu le plus de temps. Par enchantement ou peut être après avoir bu du Coca Cola, j’ai pu reprendre mon rythme et terminer dans de bonnes conditions. A la question Pourquoi cette baisse de régime, je n’en ai aucune idée !

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3. Quel est le moment que tu préfères durant ce marathon de la Jungfrau que tu fais presque chaque année?
C’est ma 7ème édition et à chaque fois je suis émerveillé de voir ces montagnes nous observer. Il est évident que pour moi les 4 derniers kilomètres très pentus et rocailleux sont à chaque fois un moment inoubliable mariant l’émotion et la souffrance.
4. Est-ce que beaucoup de monde était présent pour encourager les coureurs?
Enormément de monde. Non seulement dans les villages que nous traversions mais aussi sur le parcours. De nombreux drapeaux suisses qui s’agitaient bien sûr mais également des cors des Alpes qui raisonnaient à tout vent. Il y avait même à deux kilomètres de l’arrivée un joueur de cornemuse !
5. Es-tu satisfait de ta préparation pour ce marathon?
Oui aucune erreur dans cette préparation à mon niveau.
6. Comment vas-tu désormais récupérer jusqu’à ton prochain marathon (Melbourne, Australie au mois d’Octobre)?
Excellente question ! Comme chacun le sait une récupération après un marathon est d’environ trois mois. Dans mon cas vu que je n’ai pas couru la Marathon de la Jungfrau à 100% de mes capacités donc n’ai pas puisé trop d’énergie, j’espère pouvoir être au top dans un mois. Je vais rester un peu tranquille la semaine prochaine avec quelques séances de vélo d’intérieur et ensuite deux semaines d’entraînement intensifs sur des parcours plats sans oublier des séances sur tapis roulant. La dernière semaine ne comprendra aucun entraînement afin d’accumuler de l’énergie. Il faudra prendre en compte également le trajet jusqu’à Melbourne et le décalage horaire.

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Merci à William pour ces réponses et merci à vous tous pour le soutien!

-Mélissa, attachée de presse.