Marathon de Zermatt (07.07.2018) L’exemple à ne pas suivre

Après avoir couru le marathon de Zermatt pour la 8ème fois et dans des conditions inédites, William relate son expérience et les leçons tirées de celle-ci:

Je prends la plume électronique pour d’abord vous remercier de votre intérêt via les réseaux sociaux de la grande aventure « opération marathons planétaires ».

Le marathon alpin de Zermatt que je viens de terminer pour la 8ème fois a été très particulier pour moi cette année. En effet, j’ai couru les 42kilomètres avec une angine. Angine signifie des voies respiratoires obstruées et enflammées !

Le doute

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Arrivé à Zermatt le vendredi, soit un jour avant le départ de la course, je ne suis pas très optimiste sur ma participation. De toute façon, je vais attendre le samedi matin pour prendre une décision tout en espérant que la nuit ne sera pas trop perturbée.

Le départ

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Il est 5 heures du matin ce samedi 7 juillet. Le ciel est bleu ce qui présage un temps chaud qui n’est par un avantage lorsque l’on est malade. La nuit a été plutôt calme et reposante. Il me reste que quelques heures avant le départ pour une course qui va durer entre 5h30 et 6h30. Malgré cette sacrée toux, je me sens pas trop mal. Ma décision tombe durant le petit déjeuner : je vais aller sur la ligne de départ.

Me voilà à quelques minutes du départ de ces 42 kilomètres (il est 08h30). Pour les connaisseurs de la région, nous partons de St Niklaus (1118 m), vers le 21ème kilomètre nous traversons le magnifique village de Zermatt (1’616 m) pour attaquer ensuite la montée en direction du Riffelberg à 2’585 m.

Je suis incapable de savoir comment va réagir mon corps. C’est la première fois en 40 ans que je suis malade avant une course ! Je décide donc de courir à un rythme que je connais bien : celui d’un 100 kilomètres c’est-à-dire entre 7 et 8 km/h. Mon objectif est de ne pas entamer les réserves trop vite.

Le déroulement

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Au semi-marathon , je suis comme une cocotte minute ! J’ai la gorge en feu et dois m’asperger d’eau à chaque ravitaillement mais je tiens. Les grandes difficultés du dénivelé entre le 22ème et le 30 ème kilomètre sont avalées sans problème mis à part mon rythme bien trop lent pour un marathon.

Il est 14 heures, le soleil tape sur un corps qui court depuis plus de 5 heures. La respiration est toujours aussi difficile et la soif ne me lâche plus. Je suis tel un pompier n’arrivant pas à éteindre un feu. Heureusement, l’organisation de ce marathon est exemplaire. J’ai de l’eau pratiquement à chaque 4 kilomètres !

Il ne me reste plus que quelques kilomètres mais avec une inclinaison frôlant les 20 %. Je tiens le coup et je ne faiblis pas à ma grande stupeur. Vers 15 heures, je passe la ligne d’arrivée pour la 8ème fois !

Le dénouement

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Je suis conscient que le risque était trop grand. Prendre le départ d’une course aussi éprouvante que le marathon de Zermatt sans être en bonne santé est une bêtise qui peut coûter très cher : soit pendant la course ou soit même après.

C’est seulement grâce à l’expérience acquise au fil de toutes ces années, que j’ai pu contrôler mes efforts tout au long du parcours et éviter la défaillance.

Le prochain rendez-vous est fixé au 8 septembre 2018 avec le marathon de la Jungfrau qui est également le dernier test avant la grande aventure dans l’Himalaya programmée pour le 27 octobre 2018 (106 kilomètres avec 6’500 mètres de dénivellation).

A bientôt et reste à votre écoute,

William

 

 

2000px-Instagram_logo_2016.svg Suivez le nouvel Instagram de William pour avoir accès à de nombreuses photos et vidéos en cliquant ici.

email-logoVoici également le nouvel email pour contacter William ou si vous avez une demande/question par rapport au site internet: operationmarathonsplanetaires@outlook.com

 

 

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Présentation au GCSP du 13 février 2018

Hier, devant une cinquantaine de personnes, William a donné une présentation au Centre de Politique de Sécurité à Genève (GCSP) sur son expérience du marathon dans le désert d’Atacama .

William a expliqué le déroulement de la course ainsi que la description du paysage à couper le souffle dans le désert d’Atacama, au Chili.
Si vous désirez lire l’article dédié à son expérience sur le blog, cliquez ici

Durant sa présentation, William a souligné la force du mental, le décrivant comme la clef du succès. «  Le mental, c’est un muscle, ça s’entraine. Dans la vie privée comme dans la vie professionnelle, la clé c’est l’objectif. » dit-il. Il a également parlé de son objectif de rentrer dans le Grand Slam Club (objectif atteint).

« Le cerveau est la tour de contrôle. Le corps, c’est l’instrument. La clé, c’est le mental Les trois doivent travailler ensemble». Voici une phrase bien connue de William pour expliquer comment réussir à terminer ces longues courses dans des conditions difficiles

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William durant la présentation au GCSP

Il mentionna également la solidarité entre les participants lors de ces épreuves; « La performance n’est pas liée à une personne mais à un travail d’équipe. Ce n’est pas l’individu seul. Sans mon équipe, je ne suis rien. ».

Enfin, il termina cette présentation au GCSP en dévoilant son prochain défi;
les 100km d’Annapurna dans les chaînes himalayennes en octobre 2018.
Un article dévoilant ces courses de 2018 peut être lu sur le blog ici

Cette présentation avait pour but de montrer que le travail, la volonté et la discipline peuvent vous aider à surmonter n’importe quel défi (sportif, dans ce cas). Il souligne également les expériences humaines lors de tels challenges et ajoute une citation Joshua J. Marine :
« les défis rendent la vie intéressante, les surmonter lui donnent un sens. » !

– Mélissa

Source: GCSP

ANNAPURNA 100, HIMALAYA (NEPAL) – 27 octobre 2018

Voici le prochain grand défi de William!

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Après les 100 kilomètres les plus froids du monde dans l’Antarctique en 2016, William va tenter de courir 100 kilomètres (non stop) dans les chaînes himalayennes.
Afin de se préparer au mieux à ce défi, William courra le marathon de Milan en avril, suivi par le marathon de montagne à Zermatt en juillet. Il terminera cette préparation avec le marathon de la Jungfrau en septembre, un marathon de montagne également avec 2000 mètres de dénivellation.
Il a aussi planifié des stages d’entraînement dans la région des Dents du Midi durant l’été.

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Je vous tiendrai au courant de ces entraînements et nous voici tous repartis pour suivre de près ce nouveau challenge!
-Mélissa, attachée de presse.

Marathon Jungfrau 2017

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Le samedi 9 septembre 2017, je vais courir pour la 8ème fois le Marathon international de la Jungfrau.

Ce marathon a comme décor trois montagnes prestigieuses : l’Eiger, le Mönch et la Jungfrau. Sur les 42.195 kilomètres du parcours, il faudra grimper 1’823 mètres de dénivellation ! Le trajet de cette course a été proclamé comme un des plus beau du monde. Le Marathon de la Jungfrau est le dernier test avant mon départ en novembre pour le Chili (Marathon désertique le plus haut du monde dans le désert d’Atacama).

  • William

 

Marathon de Zermatt 2017

William a couru le samedi 1er juillet 2017 le marathon de Zermatt pour la 7ème fois. Il a battu son record en terminant 14ème dans sa catégorie en 5 heures et 44 minutes. De très bons résultats pour un marathon de préparation pour le marathon au Chili, dans le désert d’Atacama, qui aura lieu le 16 novembre 2017.

Le prochain marathon de William sera celui de la Jungfrau en septembre 2017, un marathon de montagne, afin de parfaire sa condition physique et régler les derniers détails.

Voici quelques photos du marathon:

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William a passé le 30ème kilomètre et se trouve dans une portion délicate du marathon
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Arrivée de William après 42 km d’effort.

– Mélissa, attachée de presse.

Assemblée générale de l’association LFT, Berne + Posez vos questions!

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Mercredi 15 février, William a donné une conférence concernant ses expériences des Poles (marathon Pôle Nord 2014 et 100km Pôle Sud 2016).Devant une cinquantaine d’officiers, il a notamment souligné l’importance du mental durant les courses d’endurance.

 

Nous sommes en ce moment en pleine préparation de questions pour William concernant le marathon sur la lac gelé en Sibérie qui a lieu le 7 mars 2017. Pour la première fois nous vous proposons d’également envoyer vos questions. Elles seront ajoutées à « l’interview » et peut-être utilisées par les sponsors.

N’hésitez pas à laisser un commentaire avec votre question ci-dessous ou d’envoyer un e-mail à cette adresse: melissagargiullo@hotmail.com. Vous avez jusqu’au jeudi 23 février 2017. Un grand merci pour votre soutien!

-Mélissa, attachée de presse

Interview de William (Marathon de Zermatt/championnat du monde de course de montagne 2015)

William a terminé le marathon de Zermatt qui cette année était également le championnat du monde de course de montagne. Malgré la chaleur (il a presque fait 40 degrés samedi dernier!), William a réussi a atteindre l’arrivée. Malgré un chronomètre légèrement décevant, il a tout de même réussi à faire partie des 30 premiers, ce qui était son objectif!
Voici une interview de son expérience par rapport au marathon de cette année.

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1) Comment s’est déroulé la course malgré la chaleur? Es-tu heureux de ton temps et de ton classement?

Comme prévu, j’ai couru les 20 premiers km à 70 % de mes capacités physiques mais dès le 22ème km il n’était plus possible pour moi de courir dans les montées. Il ne s’agissait pas d’une défaillance mais simplement que la chaleur avait transformé mon corps en une bouilloire ! Mon temps est supérieur de 35 minutes par rapport à l’année passée mais mon classement est honorable finissant dans le peloton.

2) Est-ce que tu t’es ravitaillé?

A chaque 5 km, je buvais en principe du Coca-Cola et refroidissait ma tête et ma nuque avec de l’eau.

3) Il a fait presque 40 degrés durant cette course, quel est ton conseil pour souffrir le moins possible?

Courir lentement ( 70 % de ses capacités) et se ravitailler en liquide et se refroidir la tête et la nuque notamment.

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4) Comment est-ce que tu récuperes après un marathon tel que celui-ci?

Après la course, un massage d’une heure par un masseur sportif a été le bienvenu. Ensuite, une récupération d’un mois est nécessaire en pratiquant du vélo, de la nage et de la musculation (peu de course à pied).

5) Est-ce la première fois que tu coures cette course?

C’est ma 5ème édition mais la 1ère fois dans le cadre du championnat du monde de course de longue distance.

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6) Comment est-ce que tu t’es préparé pour ce marathon?

Aucune préparation spécifique pour ce marathon de montagne excepté des séances plus longues sur les steps. L’entraînement standard est celui que je décris dans le site web.

7) Est-ce que tu participeras à cette épreuve l’année prochaine? Si oui, la préparation sera-t-elle différente?

Oui je participerai à cette course qui est magnifique (paysage extraordinaire avec le Cervin). Je ne peux pas encore dire si ma préparation sera différente car il faudra voir comment je vais digérer les 100km les plus froids du monde en janvier 2016 ( Pôle sud)

8) Enfin, quelle est ta prochaine course?

Il s’agira du marathon de la Jungfrau en septembre de cette année.

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Questions par Mélissa Gargiullo